En bref
Connaître son taux horaire et sa marge sur le matériel n'est pas savoir ce qu'un chantier a rapporté. Le suivi de rentabilité comble l'écart en rattachant chaque coût au chantier auquel il appartient : câble au mètre, stock de la camionnette, heures de l'aide, troisième passage au négoce. Le bénéfice final est alors mesuré, pas deviné.
Dans ce guide
- Pourquoi l'électricien a un vrai problème de suivi
- Le bénéfice par chantier, pas par mois
- Pourquoi les méthodes habituelles laissent filer des coûts
- À quoi ressemble un bon suivi pour un électricien
- Les coûts propres à l'électricien
- Comment cela change vos devis avec le temps
- Suivi de chantier et fiscalité : deux choses différentes
- Ce que VanReceipts apporte au suivi de chantier d'un électricien
- Commencez par votre prochain chantier
La plupart des électriciens connaissent leur taux horaire, savent quelle marge ils prennent sur le matériel, et terminent pourtant un chantier sans être vraiment sûrs d'avoir bien gagné leur vie ou d'avoir juste couvert leurs frais.
Cet écart entre connaître ses tarifs et connaître son bénéfice réel, c'est ce que le suivi de rentabilité de chantier vient combler.
Pourquoi l'électricien a un vrai problème de suivi
Le coût d'un chantier d'électricité a plus de pièces mobiles que celui d'un métier plus simple.
Un plombier qui remplace un chauffe-eau a un périmètre net : l'appareil, les raccords, la main d'œuvre. Un électricien qui refait l'installation d'un pavillon se retrouve avec du câble acheté au mètre, un tableau dont les caractéristiques changent en cours de route, des circuits supplémentaires demandés par le client dès le deuxième jour, du temps passé avec les appareils de mesure, et de la petite fourniture prise dans la camionnette qui n'est jamais facturée à part.
Résultat, une situation bien connue en fin de chantier : vous savez que vous avez facturé 1 900 € HT. Entre le matériel, votre temps, celui de votre aide et ce que vous avez pris dans le stock de la camionnette, vous ne savez pas si vous avez gagné 900 € ou 200 €.
Calculé correctement, le même chantier répond tout seul. Les montants sont hors taxe : la TVA est facturée en plus au client, elle ne change rien au calcul. Le taux horaire, le prix de la journée d'aide, le coût au kilomètre et la part de frais généraux sont les hypothèses de l'exemple, remplacez-les par les vôtres.
| Remise aux normes d'un appartement, facturée 1 900 € HT | Montant |
|---|---|
| Facturé HT | 1 900 € |
| Matériel, deux passages au négoce | 520 € |
| Votre main d'œuvre, 14 h à 38 € | 532 € |
| Aide, une journée | 160 € |
| Stock de la camionnette : câble, appareillage | 45 € |
| Frais kilométriques, 60 km à 0,45 € | 27 € |
| Part de frais généraux | 55 € |
| Bénéfice du chantier | 561 € |
Total des coûts : 520 + 532 + 160 + 45 + 27 + 55 = 1 339 €. Bénéfice : 1 900 − 1 339 = 561 €, soit 29,5 % du prix HT (561 ÷ 1 900).
Ni 900 €, ni 200 €. Ce chiffre n'existe que si les coûts ont été notés pendant que le chantier se déroulait.
C'est un défaut de suivi, pas un défaut de prix. Le tarif était probablement bon. Ce qui manquait, c'était la saisie des coûts réels.
Le bénéfice par chantier, pas par mois
Le suivi de rentabilité tient en une idée : pour chaque chantier, noter ce qu'il a rapporté et ce qu'il a coûté, pour calculer le bénéfice de ce chantier précis.
Pas le bénéfice du mois. Pas le total des factures moins le total des achats chez le fournisseur. Le bénéfice de cette remise aux normes, de ce remplacement de tableau, de cette borne de recharge.
Ce détail compte parce que vos chantiers ne se ressemblent pas. Un remplacement de tableau est vite fait, peu coûteux en matériel et bien payé. Une rénovation complète dans un logement difficile d'accès, avec des passages de câble tordus et un client pointilleux, peut coûter bien plus que prévu au devis. Un bilan mensuel qui mélange les deux cache le schéma.
Quand vous suivez chantier par chantier, vous voyez quels types de travaux vous enrichissent et lesquels paraissent rentables sur le papier sans l'être. Cette information change la façon dont vous chiffrez vos devis, les chantiers que vous allez chercher, et, sur une année, votre revenu.
Pourquoi les méthodes habituelles laissent filer des coûts
La plupart des électriciens indépendants utilisent une de ces trois méthodes, et toutes ont le même défaut.
- La mémoire
- Vous vous rappelez à peu près ce que vous avez dépensé. Ça marche pour un petit chantier, et ça ne tient plus dès qu'il dure plus d'une semaine ou qu'il demande plusieurs passages chez le fournisseur.
- Le relevé bancaire
- En fin de mois ou d'année, vous parcourez les lignes et vous essayez de les affecter à des chantiers. C'est de l'archéologie : vous reconstituez après coup quel paiement correspondait à quel chantier. Certains achats ne se rattachent pas à un seul chantier, et le stock de la camionnette brouille tout.
- Le logiciel comptable
- Il range le matériel dans une catégorie de dépenses. Il ne vous dit pas à quel chantier ce matériel appartient, sauf si vous saisissez et étiquetez chaque opération à la main, ce que presque personne ne fait avec régularité. La question est traitée en détail dans le suivi de chantier avec un logiciel comptable.
Les trois méthodes partagent le même défaut de structure : le coût n'est pas noté au moment de l'achat. Il l'est plus tard, depuis un bureau, de mémoire. À ce stade, la précision a disparu.
À quoi ressemble un bon suivi pour un électricien
Le principe est simple : noter le coût au moment où il se produit, et le rattacher au chantier dans le même geste.
Concrètement, quand vous sortez du négoce avec une couronne de câble et une boîte d'appareillage, le ticket est enregistré avant que vous démarriez la camionnette. Pas ce soir. Pas le week-end. Maintenant.
Voici ce que donne la méthode au quotidien :
Première étape : le chantier existe avant le début des travaux. Il a un nom, une adresse et un prix de devis. Pas besoin de plus.
Deuxième étape : chaque passage chez le fournisseur se termine par un ticket scanné. Vous prenez le ticket en photo, l'app lit le total et les lignes, et vous le rattachez au bon chantier. Cela prend moins d'une minute sur le parking.
- Troisième étape : le chantier affiche un bénéfice en cours
- À mesure que les tickets arrivent, ils sont retranchés du montant facturé. Vous voyez à tout moment où en est le chantier : dans les clous, au-dessus du budget ou en avance.
- Quatrième étape : à la fin, le chiffre est exact
- Vous n'avez rien reconstitué. Chaque achat a été noté sur le moment. Le bénéfice est réel.
La méthode complète est détaillée dans suivre les coûts d'un chantier à partir des tickets.
Les coûts propres à l'électricien
Tous les métiers n'ont pas le même mélange de coûts. Pour un électricien, les catégories qui comptent sont les suivantes.
Le matériel (gros volume, forte variabilité). Câble, appareillage, tableaux, goulottes, gaines, visserie. Les quantités et les prix varient beaucoup d'un chantier à l'autre et d'un fournisseur à l'autre. Les rattacher chantier par chantier est le cœur du suivi en électricité.
Le stock de la camionnette (plus dur à suivre, mais à compter). Si vous prenez 50 m de câble 3G2,5 dans un stock acheté il y a trois semaines, ce coût appartient quand même à ce chantier, même si le ticket est ancien. Une approche pratique consiste à noter l'usage du stock dans la fiche du chantier, avec une valeur approximative, sans scanner des tickets anciens. La régularité compte plus que la précision.
- L'aide et la sous-traitance
- Si un autre électricien ou un aide travaille avec vous, son coût appartient au chantier. Pour un salarié, le coût réel est le salaire chargé, pas le net versé. Pour un sous-traitant, c'est le montant de sa facture. Dans le bâtiment, une prestation sous-traitée est facturée sans TVA en autoliquidation : c'est le donneur d'ordre qui la déclare (BOFiP, article 283-2 nonies du CGI, en vigueur depuis le 1er janvier 2014). Le coût à retenir est donc le montant hors taxe de sa facture. Notez-le comme vous notez un ticket de matériel.
- La location de matériel spécialisé
- Si vous louez un perforateur ou une rainureuse pour un chantier précis, ce coût est propre au chantier et doit être suivi.
- Ce qu'il n'est généralement pas utile de suivre par chantier
- Votre véhicule, votre appareillage de mesure, votre assurance décennale, vos cotisations, les honoraires de votre comptable. Ce sont des frais généraux : ils relèvent de votre comptabilité générale, pas de la fiche de chaque chantier. La part de frais généraux de l'exemple plus haut est un simple forfait par chantier, pas un suivi à l'euro près.
Comment cela change vos devis avec le temps
Après six mois de données chantier par chantier, vous pouvez répondre à des questions qui restent sans réponse aujourd'hui.
« Mes remises aux normes d'appartement : combien me coûtent-elles vraiment en matériel, en moyenne ? »
« Quels types de chantiers ont la meilleure marge : remplacement de tableau, borne de recharge, tertiaire ? »
« Y a-t-il une taille ou une durée de chantier à partir de laquelle ma marge se tasse ? »
Ces réponses vous permettent d'affiner vos devis en vous appuyant sur vos propres chiffres plutôt que sur une impression. C'est un avantage durable, qui se construit avec le temps.
Vous pouvez tester les chiffres avant de rien changer. Le calculateur gratuit de bénéfice par chantier prend un montant facturé, votre matériel et vos heures, et affiche la marge en quelques secondes. Le modèle de tableur de suivi de chantier fait la même chose sur une année de chantiers. Pour la méthode générale, commencez par la rentabilité de chantier expliquée. Les autres métiers ont leurs propres pièges : plombiers, chauffagistes et frigoristes et artisans du bâtiment en général.
Suivi de chantier et fiscalité : deux choses différentes
Pour un artisan, suivre la rentabilité et tenir sa comptabilité fiscale sont deux exercices distincts, et les confondre explique pourquoi beaucoup pensent déjà suivre leurs coûts de chantier.
Votre comptabilité range les recettes et les dépenses par nature : achats de matériaux, sous-traitance, carburant, véhicule, assurances. Elle se moque de savoir à quel chantier un achat appartient. L'administration attend des totaux par catégorie, pas par chantier. Et si vous êtes au régime micro, l'impôt se calcule par un abattement forfaitaire sur le chiffre d'affaires, sans tenir compte de vos dépenses réelles. Pour la différence entre les deux régimes, voir micro-entreprise ou régime réel, et pour les dépenses admises au réel, quels frais un artisan peut-il déduire.
Dans les deux cas, le suivi de chantier reste utile : il sert à piloter l'entreprise, pas à remplir une déclaration. Votre comptable se sert des totaux, vous vous servez des chiffres par chantier.
Il y a aussi un bénéfice en retour. Scanner chaque ticket au fil de l'eau, c'est avoir déjà, au moment du bilan, des justificatifs classés et datés plutôt qu'une boîte à chaussures. Les pièces justificatives comptables se conservent dix ans (economie.gouv.fr), et un ticket de caisse thermique pâlit bien avant.
Ce que VanReceipts apporte au suivi de chantier d'un électricien
VanReceipts est une app pour iPhone conçue pour cette méthode. Une IA cloud lit le ticket entier, chaque ligne comprise, et vous montre un aperçu modifiable à confirmer avant que rien ne soit enregistré. Sans réseau, le téléphone lit quand même le fournisseur, la date et le total. Ensuite, c'est vous qui choisissez le chantier : le ticket est classé pendant que vous vous souvenez encore pour quel chantier était le câble.
Ce que vous voyez, c'est le bénéfice du chantier en direct : montant facturé, matériel, frais kilométriques, main d'œuvre et résultat du moment. Chaque ticket, chaque trajet et chaque heure met ce chiffre à jour. Pour les trajets, vous choisissez le départ et l'arrivée et l'app calcule la distance, ou vous la saisissez vous-même, au tarif au kilomètre que vous avez fixé. Pour l'aide, vous ajoutez des membres d'équipe avec leur vrai coût horaire et vous les affectez aux chantiers.
Pour un électricien, le geste est le suivant :
- Sortir du négoce.
- Ouvrir VanReceipts.
- Scanner le ticket.
- C'est fait. Retour au chantier.
À la fin du chantier, le chiffre est exact parce qu'il s'est construit ticket après ticket, pas à partir de souvenirs.
VanReceipts ne remplit aucune déclaration, ne se connecte à aucun logiciel comptable et ne remplace pas votre comptabilité. Il couvre la boucle d'argent du chantier que votre logiciel comptable laisse de côté : devis, factures, coût des tickets, frais kilométriques et bénéfice par chantier depuis le terrain. L'export Excel ou CSV sert de passage de relais à votre comptable. Pour comparer avec d'autres outils, voir les meilleures applications pour électriciens. Et pour fixer vos prix à partir de ces coûts, voir fixer ses tarifs d'électricien.
Commencez par votre prochain chantier
Inutile de tout mettre en place d'un coup. Commencez par votre prochain chantier : créez-le, scannez chaque ticket qui s'y rapporte, et comparez le bénéfice final avec ce que vous attendiez.
Cette seule comparaison vous dira si votre idée de vos marges est juste, ou si vous laissez de l'argent hors compte sur chaque chantier.
Vous pouvez d'abord parcourir l'app gratuitement avec des chantiers d'exemple. Pour travailler sur vos vrais chantiers, il faut VanReceipts Pro : 17,99 € par mois, ou 99,99 € par an avec 3 jours d'essai gratuit sur l'offre annuelle. Pro comprend les scans illimités, les devis par IA, les factures, le paiement par carte, le coût de l'équipe, l'historique complet des bénéfices et la synchronisation iCloud.
VanReceipts (nom sur l'App Store en France : Facture et devis VanReceipts) est une app pour iPhone destinée aux artisans : devis, factures, frais kilométriques, dépenses sur ticket et bénéfice par chantier. L'IA cloud lit vos tickets, et vous confirmez avant que rien ne soit enregistré. Les scans, les chantiers, les factures et l'export font partie de VanReceipts Pro : 17,99 € par mois ou 99,99 € par an, avec 3 jours d'essai gratuit sur l'offre annuelle. Vous pouvez d'abord parcourir l'app avec des chantiers d'exemple.




